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Dimanche 2 juillet 2006

Voici donc le récit de mes derniers jours au Chili...snif

Jeudi 22 :
Cours le matin. L'aprém ont est parti à Santiago afin de changer mon billet d'avion mais bon je sais toujours pas quand je rentre en France, à priori le 26 juillet.

Soir : comme d'hab, apéro chez nous avec Tatiana, Susana, Yasmine (Allemande), Michal, Katy, les 2 Orlando, Pilar, Ludo, Jeanne et Gaelle. Yasmine nous a fait des beignets et Katy du Pisco Sour maison (mélange de pisco, jus de citron, blanc d'oeuf, sucre glace).


































Ensuite sortie au Huevo où l'on retrouvé Julinho, Hector...

Retour vers 5h...

 

Vendredi 23 :

Match France Togo chez nous entre français et en mangeant le reste des spécialités qu'on avait ramené de Mendoza, puis je suis allé au bitacora avec Ludo, Ben et Joel afin de faire goûter le tsunami à ce dernier. Ensuite, on est allé manger une chorillana, puis apéro chez nous et départ pour Vina pour l'anniversaire d'un coloc d'Anne-so. Re-apéro et départ pour le scratch?retour vers 5h.

 

Samedi 24 :

Journée pas très active, rien de bien extraordinaire.

 

Dimanche 25 :

On commence à pougner pour les exams de la semaine.

Soir : on est allé boire qq « Sacrificio Maya » (shot liqueur de cacao-téquila et qu'on enflamme avant de boire) au Coyote avec la bande de français.

 

Lundi 26 :

Jour férié en raison de la San Pedro/San Pablo.

 

Mardi 27 :

1er exam, puis on est parti chez Pilar et Juan (espagnol) pour regarder France/Espagne. Autant vous dire que la défaite a été dur à digérer pour Juan.

Soir : avec Ludo, on est allé boire un verre à « Mi casa » pour fêter ça.

 

Mercredi 28 :

Bah pougne.

 

Jeudi 29 :

2éme exam puis sortie au Kabana avec Susana, Ludo, Ben, Steph, Joel, Jeanne, Katy... on a rencontré des étudiants qui viennent d'arriver pour le semestre prochain (canadienne, néo zélandaise, norvégienne et américains). Un ami cubain de Susana a donné un petit concert.

Ensuite, petite sortie au Huevo, mais je suis pas rentré tard car exam le lendemain.

 

Vendredi 30 :

Ultime exam à 19h30 (on n'a pas idée !!!) et enfin les exams.

Soir : fête de despedida de Jeanne, Gaëlle, Ludo et moi (bon alors les despedidas ce sont les fêtes de départ, en gros on rassemble tout les gens qu'on a connu pendant le semestre pour faire la fête une dernière fois, bref c'est super triste). Il y avait une quarantaine de personnes venant du Canada, Etats-Unis, Mexique, Colombie, Chili, Nouvelle Zélande, Norvège, Allemagne, Espagne, Belgique et bien sûr France.




































































Ensuite on est parti faire la fête comme il se doit au Huevo. Retour vers 5h et after !!!



 

Samedi 1 juillet :

On nettoie la maison puis départ pour le café Journal à Vina pour France / Brésil. On était la seule table à soutenir la France (enfin sauf nos amis chiliens), il faut dire que les chiliens étaient à fond pour le Brésil (surtout que c'était le dernier pays sud-américain en compétition).
Bref, tout le monde faisait la gueule sauf nous qui criions comme des malades.

Soir : on est parti à la despedida des mexicains de Vina, bon alors y'avait bien une centaine de personnes dans leur petit apart (autant dire qu'on avait pas beaucoup de place, gerne il fallait luter un quart d'heure pour arriver au bar).
On a revu plein de gens (faut croire que c'était la soiré à ne pas manquer), ainsi que qq bresiliens qu'on n'a pas hésiter à charier, mais bon ils sont quand même sympa pak ils nous ont offert leur alcool régional ("cachasaça" ou un truc dans ce genre la).
Petite bagarre à la fin  de la soiré entre un français et des chiliens (on n'a pas trop compris pourquoi).
Retour à 7h et dodo.


Epilogue :

Voila c'est quasiment la fin de mon séjour au Chili, je trouve que ce semestre est passé super rapidement mais il m'a permis de vivre une expérience formidable et de connaître des gens d'horizons différents que j'espére ne jamais oublier, bien sur je suis super triste car je sais que je ne pourrais sans doute jamais les revoir, mais il me restera toujours de magnifiques souvenirs...

Lundi matin c'est le départ pour le Pérou et la Bolivie pour 3 semaines de périple, au programme :
Arica (passage au Pérou), Aréquipa, Cuzco, Machu Pichu, Vallée des Incas, Lac Titicaca (passage en Bolivie), La Paz, Potosi , Sucre, désert d'Uyuni (passage au Chili), San Pédro de Atacama, Antofogasta, VLT(Very Large Telescope le 22 juillet à 14h), Valparaiso (pour mon annif le 25) puis retour en France si je garde le billet du 26 juillet, sinon j'irais bien faire un petit tour à Buenos Aires, enfin on verra d'ici là...
Par Vince - Publié dans : marchili
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Mercredi 21 juin 2006

Alors tout d'abord ne manquez le tout nouveau blog de Jeanne : http://jeannotchile.over-blog.com/

 

Lundi 12 :

Jour férié en raison du Corpus Christi, bon de toute façon y’avait encore grève donc ça changeait pas grand-chose. Je suis parti boire un chocolat chaud avec Katy et Tatiana au Ritual.

 

Mardi 13 :

On est parti se promener à Vina avec Katy, Jeanne et Gaëlle avant d’admirer le coucher de soleil sur le Pacifique et d’aller manger une glace.

 

Mercredi 14 :

On est sorti au « gato en la ventana » prés de chez nous avec Gaëlle, Jeanne, Ben et un Ludo survolter aux dafalgans.

 

Jeudi 15 :

Fin de la grève, après 2 semaines de looze, retour à l’université.

Soir : petite apéro chez nous avec Ludo, Ben, Jeanne, Steph, Gaëlle, Katy, Julinho et un de ces copains. Puis départ pour le Huevo où on a retrouvé Victor, Hector, Elise et Mr jaune.
Retour vers 5h et pâtes à la maison.

 

Vendredi 16 :

Je suis parti à Vina pour me promener avec Tatiana, on est d'abord parti voir une exposition de peinture puis grande promenade le long du Pacifique déchainé et enfin chocolat chaud au Mall.

Soir : Comme on été crevé, on a été regarder qq films chez Steph’ et ses colocs : Crimen Ferpecto et Four Brothers.

 

Samedi 17 :

Je suis parti tout seul comme un grand à un Asado (barbecue) à Con-Con.

Tout d’abord, tout le monde se réunit chez Pilar (la chilienne qui avait organisée la Comida internacional). Ensuite, on est parti faire les courses avant d’aller à Con-Con mais comme la route côtière était fermée, on a dû passer par l’intérieure des terres. Enfin, arrivés chez Manuel on s’est rendu compte qu’on avait pas de charbon, on a donc dû aller en acheter, puis on a seulement commencé à préparer la viande (choripan et brochettes) et la fameuse sauce chilienne, mélange d’Aji (piment rouge), poivron, tomate, oignon et persil. Bon bref, on a pu enfin manger vers 6h (au lieu des 2h prévu) mais c’était bien sympa, il y avait Tatiana, Katy, Orlando, Susana (ceux la vous les connaissez déjà) puis 2 allemands, Mitch (un américain), Juan (espagnol), Tamara (chilienne) et un autre couple de chilien dont je me souviens plus du nom.

Promis les photos arrivent bientôt…

Soir : je rentre en vitesse à Valpo, juste le temps de prendre un verre avec Gaëlle, Steph’ et Joel puis départ pour le Huevo où l’on a retrouvé Ben, Ludo et Jeanne qui revenaient de Portillo, station de ski pas loin de Santiago et enfin Tatiana.

Retour tardif.

 

Dimanche 18 :

Rien de bien extraordinaire.

 

Lundi 19 :

On reprend les habitudes : labo à l’université.

Soir : tremblements de terre de 4,8 et 4,3, ils n’ont duré que qq secondes mais bon ça reste toujours aussi impressionnant (même s’ils restent classés dans la catégorie Temblor (petite secousse qui fait plus de peur que de mal)), du moment qu’on ne passe pas dans la catégorie Terremoto (gros tremblement de terre destructeur), qui finira tôt ou tard à arriver ici…

 

Mardi 20 :

Cours le matin et grande promenade de 3h jusque Vina avant d’assister au coucher de soleil (on ne s’en lasse pas),













               





















puis chocolat chaud au Color Café (un peu au dessus de chez nous).

Soir : Chorillana avec Gaëlle, Jeanne, Ludo et Ben.

Par Vince - Publié dans : marchili
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Dimanche 11 juin 2006

Tout d'abord, j'ai mis des photos du match France Mexique qu'on est allé voir chez les mexicains de Vina (dans l'article "21 mai, annif(s), France-Mexique, Scratch").

Bon cette semaine, la grève des étudiants s’est poursuivit donc on avait rien à faire, ça commence à devenir chiant. En plus, c’est pas comme si on était en vacances, car là, chaque soir est décidé la grève du lendemain, on ne donc pas prévoir de faire des trucs ou de voyager. M’enfin, on a essayé de compenser tout ça en sortant pas mal cette semaine, ah on me fait signe qu’on est sorti tout les soirs en fait…

 

Mardi 6 :

 Le déluge a recommencé à tomber, de la pluie, de la pluie et encore de la pluie, cette fois ci ça a duré 2 jours non stop : toujours aussi impressionnant !!!

On a séparé garçons et filles : pendant qu’elles regardaient des films ici on est parti avec Ludo faire qq parties de Worms chez Ben. Après on a retrouvé les filles au Huevo pour boire qq verres. Quand on était sur le point de partir, on reçoit un SMS d’Elena (une des néo-zélandaise qui est en fait naît en France et a grandit en Allemagne, enfin c’est compliqué) pour aller à un annif pas loin de chez nous, on y est donc parti avec Ludo et Ben. Bon on ne connaissait pas grand monde à part Rabiya (une autre néo-zélandaise), Elena, David (un chilien) et encore un autre chilien dont je me souviens plus du nom, mais c’était bien marrant. En rentrant, pâtes à la maison.



Mercredi 7 :

La grève ne s'arrange pas, les étudiants ont décidé d'occuper l'université, "la toma" comme on dit ici.
Le soir on est parti au café Journal à Vina (pak il paraît que c’est génial le mercredi mais comme d’habitude on a cours le jeudi on n'a jamais pu y aller ce jour là), comme d’hab, on est sorti entre les 6 français, plus Joel, le copain de Steph qui vient d’arriver.

On a pu retrouver Rebecca et Sarah (2 américaines) ainsi que l’un de leur compatriote dont je n’ai pas compris le nom. Le café était bondé et c’était vraiment pas mal. Retour vers 4h, étape pâtes chez Jeanne puis retour à pied (y’avait pu un seul bus) sous la pluie, en arrivant à la maison, j’étais trempé de la tête aux pieds.

 
Jeudi 8 :

Apéro chez nous, il y avait Elena, David et son pote chilien, Damiano (italien), Katy (américaine), Gaelle, Jeanne, Steph, Joel, Ludo, Ben et moi.

Ensuite départ pour le Huevo, bon il fallait y arriver avant minuit pour rentrer gratis mais évidement sur la route (qui ne dure même pas 2 min), on est tombé sur l’américain de la veille, puis devant le Huevo, sur Rabiya, Carlos (colombien), Victor (chilien) et encore un autre, du coup on est arrivé à 12h02 et on a dû payer : malin. Ensuite, à l’intérieur on a recroisé Claudia, Gabriella et Daniela (des chiliennes de l’école), puis une allemande (qu’on avait rencontré sur le bateau, le dimanche d’avant), puis un ami de Ludo et enfin Hector, le chilien de la Torre. Bon bref, vous l’aurez compris on commence à connaître plein de gens. A la fermeture, on a discuté un bon moment dehors avant de rentrer pour encore manger des pâtes, puis on a discuté avec Ludo qui avait un bus à 8 h pour aller skier ce week end. Du coup, je me suis couché à 7h30…

 
Vendredi 9 :

Petite balade dans Valpo’.

Soir : comme d’hab, internet ne marchait pas je suis donc allé le dire au propio au habite au dessus de chez nous, la famille était dans le noir, bougies allumé à discuter dans le salon tout en buvant du vin et en écoutant de la musique. Evidemment, ils m’en on proposé et je suis resté là jusque 2h30 à discuter de tout et de rien : CPE, dictature, vie en France, au Chili…c’était super sympa.

Ensuite, je suis parti tout seul comme un grand chez un copain de David qui organisait un petit apéro avant de sortir, évidemment je suis arrivé super tard et ils étaient déjà partis mais bon ça ne m’a pas empêché de discuter avec ceux qui étaient resté là tout en regardant des diapo et en écoutant de la musique classique (ils étudient au conservatoire de Valpo’).

Retour vers 4h et dodo.

 
Samedi 10 :

Réveil au petit matin par les ouvriers qui changent le toit de la maison (qui a une légère tendance à fuir quand il pleut).

Aprem’ : on est parti au Sporting Club de Vina où se trouve l’hippodrome, ensuite on a désespérément chercher le Jardin Botanique qui se trouve super loin, mais bon on a finit par trouver avant de rentrer au soleil couchant.




























 


Soir : on a retrouvé Claire, pour ceux qui suivent c’est la française qui étudie à Santiago et qu’on avait rencontrée à Mendoza, elle est venue passer le week end à Valpo, on a donc été mangé une chorillana avec se amis, Daniel (chilien), Dominique (américaine) et Maylil (équatorienne). Ensuite petit apéro chez nous où Katy nous a rejoint avant d’aller au Huevo.

Par Vince - Publié dans : marchili
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Mardi 6 juin 2006

Encore une semaine palpitante à raconter :

Lundi 29 :

Pas grand-chose, cours à l’université

 

Mardi 30 :

Cours puis on apprend que les étudiants décident de faire la grève afin de soutenir le mouvement de protestation nationalle, en gros ils demandent la gratuité des transports, de certains examens, l’abrogation de la Ley Orgánica Constitucional de Educación (LOCE), loi sur l’éducation qui date de plus de 15 ans (c'est-à-dire quand le régime encore dictatorial avait privatisé toutes les universités), jugée anti-démocratique, élitiste et transformant l’éducation en business. Il paraît que tous les ans à la même époque, les étudiants font grève contre cette loi, cependant cette année le mouvement prend une ampleur inégalée (il faut dire qu’ils ont beaucoup suivit l’affaire du CPE en France, ils nous en parlait sans arrêt). Tout a commencé en début de semaine dans certains lycées de Santiago, en soutient les facs ont suivit, les manifestations dans le centre de la capitale ont très vite dégénéré, que ce soit du côté des étudiants comme celui des carabiniers, bref la ville est en état de siége, des centaines d’arrestations tous les jours et un centre transformé en champs de bataille. La médiatisation des événements a fait amplifier le mouvement qui s’étend désormais à tout le pays (des collèges aux universités en passant par les lycées qu’ils soient publics ou privés (du jamais vu !), plus d’un million d’étudiants en grève (sur un pays qui ne compte que 15 millions d’habitants)).

Soir : on est sorti au Huevo avec Gaelle, Ludo, Jeanne et Aurélie afin de faire découvrir le Pisco Sour à cette dernière. On n’est pas rentré trop tard car on été un peu crevé.

 

Mercredi 31 :

Pougne pour normalement l’interro du lendemain (mais le destin a joué contre nous).

 

Jeudi 1er :

On se lève tôt car on ne savait pas si l’interro était maintenue ou pas, bon évidement il n’y avait personne donc on est rentré en passant par la criée afin d’acheter des crevettes toutes fraîches.

Aprem’ : on a été se balader avec Aurélie, d’abord à la ex-carcel, symbole de la dictature, transformée en centre culturel, on a pas pu rentré mais on a quand même pu voir les cellules où étaient emprisonnés et torturés les prisonniers politiques (jusque 15 personnes dans 6m²), sur les murs des poèmes et des lettres d’adieux sont gravées…































Bon comme on me l’a demandé, je rédige un petit article sur ces années noires de l’histoire chilienne, d’abord un peu d’histoire :

Le début des années 70 est marqué par une forte instabilité politique, les grèves à répétitions paralysent l’économie du pays, Salvador Allende est alors élu président et incarne l’espoir du changement en Amérique Latine, son programme de nationalisation affole vite les milieux bourgeois et les grands groupes américains (propriétaires des immenses gisements de nitrates et de cuivre). Dans le contexte de Guerre Froide, les Etats-Unis ne souhaitent pas voir un nouveau pays sud-américain basculer à l’est et décident alors de réagir…

A l’aube du 11 septembre 1973, de connivence avec la CIA, les chefs des 3 armées, ainsi que le chef de la police déclenchent un coup d’état brutal et sanglant, le palais présidentiel de la Moneda est bombardé, Salvador Allende juste avant de se « suicider » prononce son dernier discours : « Ce sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain. J’ai la conviction, du moins, qu’il y aura une sanction morale qui châtiera la félonie, la lâcheté et la trahison. »

Les partis politiques sont mis hors la loi, les sympathisants de gauche sont arrêtés, torturés et exécutés.

Même s’il est entré tard dans la conspiration, le général Augusto Pinochet (d’origine bretonne d’ailleurs) s’affirme très vite face aux autres chefs de la junte militaire. En juin 1974, il est proclamé « chef suprême de la Nation ». Le 11 septembre 1980, la nouvelle constitution qui garanti à Pinochet le contrôle de l’Armée de Terre jusqu’en 1997 est approuvé au cours d’un référendum truqué. Le début des années 80 est marqué par de nombreuses protestations violemment réprimées. Lors de la venue de Jean Paul II, en avril 1987, les manifestations hostiles au régime font des centaines de victimes. Pinochet qui souhaite légitimer son pouvoir décide alors d’organiser un vote de confiance le 5 octobre 1988. Malgré une campagne du non quasi inexistante, le « NO » l’emporte avec 55% des voies. Le premier gouvernement de transition vers la démocratie est élu le 14 décembre 1989, mais la constitution et le sénat dont la majorité est désigné par Pinochet (qui reste chef des armées) empêchent le retour d’un régime démocratique. Il faudra attendre plusieurs années et une lutte incessante pour voir Pinochet quitter définitivement le paysage politique. En 2001, la loi qui garantissait à l’armée un droit de regard sur l’état est enfin suprimée.

Le bilan de la période Pinochet est très mitigé, le pays a certes connu une croissance de plus de 8 % par an, mais la dictature serait responsable de la mort ou de la disparition de 2 279 personnes selon le rapport Vérité et réconciliation publié en 1990, ainsi que de l'emprisonnement de plus de 100 000 personnes. Il y eu plus d’un million d'exilés, dont 160 000 exilés politiques. Arrêté une première fois en 1998 dans une clinique londonienne par un juge espagnol, Pinochet est libéré et rentre au pays où les plaintes s’accumulent. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d'appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême. C’est finalement dans une affaires de fraudes fiscales qu’il risque d’être jugé, enfin si son procès a lieu un jour…

Bon voila pour le coté historique, maintenant ce qu’il en ressort quand on en parle à des gens, les jeunes de notre âge sont conscients de la dictature mais pour eux c’est du passé et sont d’avantage tournés vers l’avenir. Les personnes plus âgées ne donnent pas l’impression d’avoir vécu une dictature, d’ailleurs pour eux, le régime n’est pas qualifié de « dictatorial », c’est assez surprenant, mais on a l’impression qu’ils n’ont pas eu les mêmes infos que nous. Pour de nombreuses personnes Pinochet est un héros qui a redressé le pays en en faisant la première économie d’Amérique Latine. Ceci est certainement dû a un manque d'accés à l'information et à la culture (d'ailleurs même de nos jours, les livres ici coûtent une fortune, ne parlons pas des CD quasi introuvables, les grandes enseignes de librairies ou de sonothéque n'ayant pas pu se développer).

Soir : on a organisé un petit apéro international chez nous, il y avait des chiliens (Orlando et Susana), des américaines (Jill et Mélissa), des néo-zélandais (Helena et Ewan) et bien sûr des français (Moi, Gaelle, Ludo, Ben, Jeanne, Steph’ et Aurélie).

Ensuite, on est parti au Huevo où l’on a fait 1 heure et demi de file avant de pouvoir rentrer (c’était archi-plein, grève oblige, tout le monde peut sortir ce jeudi). On a retrouvé des mexicaines de la semaine d’avant et les français de Vina à l’entrée (Anne-So, Nicolas, Guillaume et Christophe), et sur le toit, Rabiya et un autre français Olivier. On commence à en connaître du monde !!!

En sortant vers 5h, on a encore rencontré d’autres français (y’en a marre à la fin), puis on est rentré pour un petit after chez nous mais pas avec les nationalités que l’apéro, cette fois il y avait des mexicains, colombiens, chiliens et français, me demandez pas les noms cette fois. Dodo vers 7h

 

Vendredi 2 :

Levé assez difficile à 9h pour aller à Horcon à 70 km au nord de Valpo. 2 heures de route en longeant un pacifique déchaîné avant d’arrivée dans ce charment petit port de pêche. On a mangé une « Chupe » dans un resto (espèce de gratin de fruits de mer).





















Puis petite promenade avant de repartir cette fois pour Con-Con un peu plus au sud, où on a mangé une glace devant un magnifique coucher de soleil.


 

































Soir :

Comme tout le monde nous avait lâché pour voyager, on est retourné au Huevo avec Ludo et Gaelle (durant le mois de juin, l’entrée est gratuite pour les « alumnos de intercambio »), on ne voulait pas rester longtemps car on était crevé mais bon finalement on a fait la fermeture. Là on a retrouver qq connaissances et on s’en est fait d’autres…

 

Samedi 3 :

Journée pas très active. On a appris que les étudiants avaient rejetés les propositions du gouvernement et avait bloqué l’Avenue Espana, voie rapide qui relie Valparaiso à Vina del Mar, provoquant des embouteillages monstres dans les deux villes.

Soir : on est allé chez Steph pour l’annif d’Ewan, son coloc néo-zélandais. On a encore rencontré des français mais aussi des suédoises et des allemandes. Après on est sorti à la Playa (bar boite prés de la boite Soto Mayor) où il y avait un monde fou.

Retour où l’on a encore rencontré des français (de Rennes cette fois) puis after chez les suédoises et enfin dodo.

 

Dimanche 4 :

Levé assez tardif puis on est parti sur le port afin de faire un tour d’1/2 heure en bateau, c’était bien sympa surtout qu’on a eu droit aux lion de mer et  à un superbe coucher de soleil sur Valpo.

Soir : on est parti au café Journal pour boire un verre avant le départ d’Aurélie (le lundi matin).

Par Vince - Publié dans : marchili
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Mardi 30 mai 2006

Bon alors quoi de passionnant la semaine dernière ? Et bien, plein de choses...

Dimanche 21 : Célébrations du 21 mai
Bon
pour les explications du "qu'est ce qu'on fête donc ce jour là" se reporter à la fin de l'article sur l'Atacama, un peu plus bas.
Levé matinal puis avec Steph on est parti regarder les défilés du 21 mai. Bon pour 2 raisons, l'essentiel des cérémonies se passent à Valpo. Tout d'abord, comme on célèbre une bataille navale, il est normal que l'armada du Chili, dont le port d'attache est Valpo, soit mise à l'honneur. De plus, les héros de cette bataile sont enterrés à Valpo, principalement sous le monument dédié à Arturo Pratt, sur la place Soto Mayor.
Dépar
t donc pour cette fameuse place où les cérémonies commencent par un défilé en fanfare des différentes armées qui se positionne sur la place, ensuite on a droit à une messe raccourcie du cardinal de Valpo.






Puis, arrivée de la présidente du Chili, Michelle Bachelet (juste avant elle faisait un petit speech au congrès national où siégent les sénateurs et qui se trouve de l'autre côté de la ville), on a même pu l'apercevoir (en blanc avec l’écharpe tricolore sur les photos), à defaut d'avoir la visite d'un simple ministre de l'intérieur, on a droit à celle d'un chef d'état. Après, discours super long du commandant en chef de l'armada.











Ensuite, tout ce beau petit monde défile dans les rues de Valpo avec les cavaliers indiens, dont les aieux ont participés à la bataille.



L'aprèm : retour à la maison pour pougner, on avait 2 exams qui nous attendaient.

Lundi 22 :
rien de bien super, un des exams en question


Mardi 23 :
deuxième exam et enfin le week end
Soir : on est allé voir "El Codigo DaVinci" avec Gaëlle, Steph et Ben puis resto.


Mercredi 24 :
Petite balade dans Valpo.


Jeudi 25 :
A midi, en revenant de cours on a été voir "X-men 3" puis en ressortant on n'a pas trop compris ce qu'il se passait, il a commencé à pleuvoir et ça a duré jusqu'au landemain aprèm non stop et quand je dis pleuvoir, je parle pas du petit crachin breton, non là c'était la bonne grosse pluie du déluge : sur le plano (partie de la ville qui longe la baie et qui est à peu prés au niveau de la mer), il y avait par endroit 10 centimètres d'eau) et dans les cerros (collines qui se trouvent derrière le plano), il y avait des torrents d'eau qui dévalaient les rues : impressionnant.
Soir : Steph, Ben et Jeanne ont débarqué chez nous avec des pizzas, puis Ludo a payé son champagne (pour fêter sa 3A à l'ENST Paris). Après, personne ne voulait sortir donc dodo.


Vendredi 26 :
Levé matinal, puis, avec Ludo on voulait aller acheter du poisson sur la criée. On est donc parti à pied pour Playa Ancha, à l'extrême ouest de la ville. Evidemment, on a voulu faire nos malins et on a pas pris le bus mais c'était une assez mauvaise idée pak devinez ce qu'il se passe pour le pauvre piéton quand vous avez des énormes flaques d'eau sur les routes et des bus qui dépassent facilement le 90 en pleine ville...Après on a du passé dans une zone en travaux, bien sûr il pleuvait toujours, donc c'était légèrement boueux... mais bon à force de persévérance on est arrivée à Playa Ancha où l'on a pu admirer le spectacle de la mer déchaînée, d'ailleurs on a pu admirer que ça pak la criée était fermée depuis 2h déjà (merci Ludo qui devait se renseigner sur les horaires...), retour donc chez nous, on s'est quand même arrêté au marché pour acheter qq crabes, pain, vin blanc puis il nous a bien fallu 2h pour manger tout ça. Ensuite, arrêt de la pluie et grand ciel bleu.
Soir : on est parti à l'annif de Rabia, une néo-zélandaise jusque 4h30 du mat', c'était bien sympa et ça nous a permis de nous faire plein de nouveaux amis.

 

Samedi 27 : on prend cher !!!
Bon on était invité par des mexicains rencontrés la veille à suivre le match France-Méxique dans un bar de Vina mais quand on est arrivé celui-ci était fermé, on était donc prêts à rentrer mais Ludo a aperçu une mexicaine de la veille qui a appelé un de ses amis, mais bon il en savait pas plus, on donc  parti se promener dans les rues de Vina, à la recherche d’un bar qui retransmettait le match. Au bout d’un moment, on pensait que c’était raté, on s’est donc pris une glace puis on est parti vers la plage, et là on a croisé un autre groupe de franco-mexicain qui partaient voir le match chez un de leurs amis, on les a donc suivit et après les avoir perdus on les a retrouvés et on a débarqué dans un appart où il y avait une bonne vingtaine de mexicain(e)s et qq français. Evidemment, à notre arrivée, on s’est fait huer par les mexicains mais environ 30 secondes plus tard : but de la France, ça les a bien calmé. En plus, on est arrivé pile au moment du repas et on a eu droit a plein de spécialités mexicaines (je reprécise qu’on ne connaissait personne à la base, qu’est ce qu’ils sont sympas ces mexicains !), ensuite, collecte de fond pour aller chercher de la bière, une bonne quinzaine de litres (à 3h de l’aprèm : on devrait y arriver !!!).





























Après le match, on est parti sur le toit qui du haut de ces 17 étages offre une vue splendide sur Vina. Là certains dont c’était l’annif ont testé la piscine non chauffée, ensuite : jeux, puis magnifique coucher de soleil sur le Pacifique avant de rentrer manger en vitesse pak la soirée avait beau avoir commencée en début d’aprèm, elle n’allait pas s’arrêter de si tôt.

Soir : on part donc chez Jeanne pour un petit apéro, Aurélie, une de ses amies en Intercambio à Mexico était venue la voir avant de rentrer en France. On a aussi retrouver qq vielles connaissances chiliennes (d’une certaine soirée : on remet ça ? Pourquoi pas !!!). Bon à la base, on devait partir au Huevo avec plein d'autre gens qu'on devait retrouver le-bas(les néo-zélandaises, les allemandes, les américaines et les chiliens) mais bon finallement on est parti pour le Scratch à Vina (les français rencontrés l’aprèm avaient des entrées gratuites) où on donc retrouvé pas mal de gens : super soirée même s’il n’y avait pas grand monde.
Retour difficile à la maison vers 5h.

Par Vince - Publié dans : marchili
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Mardi 23 mai 2006

Comme vous le savez déjà, je suis allé dans le désert d'Atacama la semaine dernière. Celui ci se trouve dans la 2eme région (bon alors pour faire simple, le Chili est un pays tout étiré en longueur sur plus de 4000 km, vous le coupez horizontalement en 14 morceaux que vous numérotez de 1 à 13 du nord au sud (la région centrale de Santiago n'ayant pas de numéro) et vous obtenez le découpage régional du Chili, c'est pas bien compliqué quand même).
Voici donc le récit des qq jours la bas... les photos sont dans l'album photo « Atacama ».


Mardi 16 : voyage aller, Calama, San Pedro de Atacama.
Le matin, université et dés la fin des cours on choppe un bus pour Santiago, puis un autre pour l'aéroport. On enregistre les bagages, on mange un petit qq chose et on prend l'avion.

Durant la première partie du voyage, on a pu survoler la cordillère des Andes, ensuite escale à Antofogasta (286 000 hab), capitale de la 2eme région puis 20 min de vol plus tard nous voila à Calama (126 000 hab) pour le coucher de soleil. De la on prend un minibus, direction San Pedro de Atacama, petit bled de 2000 habitants, pommé dans une oasis en plein milieu de nul part à 2500 m d'altitude, mais point de départ de pas mal d'excursion (dans la rue principale, vous ne trouvez que des resto ou des agences de voyage...). Sur la route, dés la tombée de la nuit, le ciel nous offre un impressionnant spectacle étoilé : une magnifique voie lactée et des milliers d'étoiles : superbe !

On arrive enfin à l'auberge, dans un froid glacial,(dés que le soleil n'est plus la, les températures passent très vite en dessous de zéro, et bien sur l'es chambres ne sont pas chauffées autant dire qu'on s'est bien gelé).


Mercredi 17 : Museo Arqueologico Padre le Paige, valle de la Luna, valle de la Muerte.
Matin, on a été dans une agence qui proposent des expéditions ensuite on est passé au Musée archéologique Padre le Paige qui retrace  l'histoire de la région des premiers chasseurs jusqu' à l'arrivée des espagnols en passant par les culture Tiwanaku (venu de Bolivie) et Incas (venue du Pérou). L'essentiel de la collection provient du père missionnaire belge Gustave le Paige.

Aprèm : direction la vallée de la Luna, à l'est de San Pedro...

1ere étape : on s'arrête sur une falaise qui surplombe le désert et le début de la vallée de la Luna. La, le guide nous explique la formation géologique de la région, bon je vous passe les détails, en gros, la plaque Pacifique passe sous la plaque Sud Américaine ce qui a créé les Andes. De leur coté les remontées magmatiques ont entraîné la formation de la série de volcans qui marque la frontière avec la Bolivie toute proche. Le plus actif est le volcan Lascar, (langue de feu) et ses 5154 m, il y a aussi Le Licancabur (peuple du volcan), 5916 m dans lequel se trouve un lac où Nicolas Hulo a réalisé la plus haute plongée du monde il y a qq années.


2éme étape : la vallée de la Muerte, son nom n'a rien de morbide (du moins à l'origine). Bon, à la base, c'est à dire à la fin du XIX éme siècle, les militaires chiliens sont arrivés pour cartographier la région, ils leur fallaient donc un nom pour cette vallée qui n'en avait pas et comme la roche est rouge ils ont voulu l'appeler comme la planète Mars (à savoir vallée de la Marte), seulement quand le père le Paige et son accent belge sont arrivés dans la région, il a mal prononcé "Marte" et les gens ont compris "Muerte". Du coup, 2 noms sont entrés en compétition jusqu'au beau jour où un berger et son troupeau de mouton, surpris par un orage un peu violent, ont terminé au fond d'un ravin, à partir de là, la vallée a gardé le nom de Muerte.
On a donc marché une bonne heure dans cette vallée, succession de roche et de sable puis on a repris le bus, direction la vallée de la luna.

3éme étape : on s'est arrêté aux début de la vallée pour admirer las Tres Marias (formation géologique en forme de vierges, bon en fait maintenant elles s'appellent "las dos Marias y Media" pak y'en a une qui s'est un peu effondrée) et la tête de dinosaure, le tout recouvert d'une bonne couche de sel qui remonte du sous sol à la première pluie.









































4éme étape : ce qu'il y a de super dans la vallée de la Luna c'est le coucher de soleil (d'ailleurs quasiment tout le monde n'y va que pour l'admirer), bon quand je dis le coucher de soleil, je parle des reflets rougeoyant qu'il provoque sur les Andes. Et oui, le soleil se couche d'un côté mais tout le monde regarde dans l'exact opposé afin d'admirer les changements de couleurs sur les montagnes et les volcans qui passent par toutes les teintes (rouge, orange, violet, orange).


5éme étape : retour à San Pedro sous un magnifique ciel étoilé (et oui encore).


Jeudi 18 : Geysers de Tatio, Astronomie.
Levée vers 3h30 du matin dans un froid toujours aussi glacial pour partir vers les geyser de Tatio (il faut y aller tôt car c'est là que les geysers sont les plus impressionnants) à 96 km au nord de San Pedro. 3H de route plus tard alors que le désert a laissé la place au steppes de l'altiplano, nous voila à 4250 m d'altitude et par -15 degrés devant des successions  de cheminées aux magnifiques couleurs créées par les minéraux et les algues microscopiques qui crachent soient de l'eau à 85 degrés, soient carrément de la vapeur (ceci est dû à une nappe phréatique un peu trop proche du magma). On prenait même des cailloux qu'on sortait de l'eau pour les mettre dans nos poches et nous réchauffer un peu. Savez vous que l'on ne peut admirer des geysers qu'à 7 endroits différents sur Terre (et que les plus élevés sont ici ?).

Après on a marché un moment pour observer qq vicuna (espèces de lama) et on est allé vers une source d'eau chaude et devinez qui a osé se baigner à 4350 m d'altitude par -10 degrés ? (C'est mimi !)


























 
















Ensuite, on est redescendu un peu pour admirer qq flamants roses (il y a 5 espèces de flamants roses au monde et 3 d'entre elles se trouvent au Chili). Juste après, on s'est arrêté pour regarder des apalgas (bon il y a 4 espèces de lama : le llama (le plus connu), le vicuna (qui ressemble un peu à une antilope), le guanaco (qu'on a vu quand on était dans le sud chilien) et l'apalga (lama qui donne de la laine).










































Après tout ça, direction la vallée au cactus, bon en fait c'est une vallée encaissée dans laquelle passe un petit ruisseau,  du coup il y a des roseaux partout, un peu au dessus il y a qq dizaines de cactus (dont un très vieux âgé de plusieurs centaines d'années et haut de 8 mètres). Ca fait un magnifique contraste : le vert clair et le blanc des roseaux, le vert foncé des cactus, le rouge du sable et en arrière plan, la neige des Andes, sans oublier le magnifique ciel bleu.

Retour à l'auberge où j'ai testé la pougne dans un hamac de l'auberge (pas très efficace).

Soir :  on est parti faire un tour astronomique présenté par Alain Maury qui après avoir travaillé plusieurs années au CNRS et à l'observatoire européen austral de la Silla, nous emmène chez lui pour admirer les étoiles. Ca commence par une explication du ciel, des étoiles et des constellations qui sont pour la plus grande partie différentes de celles du nord : Orion, Croix du Sud, petit et grand nuage de Magellan, Proxima du Centaure. Ensuite, on a pu admirer planètes (surtout Saturne et ses anneaux, Jupiter et ses satellites), étoiles et voie lactée au télescope.

A la fin, on est rentré chez lui pour regarder qq transparents autour d'un bon chocolat chaud (du poulain français en plus !). C'était vraiment sympa !
Retour à San Pero et dodo.


Vendredi 19 : Salar de Atacama, Socaire, Lagunas, Quebrada de Jere, Tocanao
Levée vers 6h30 et départ pour le Salar d'Atacama à 70 km au sud de San Pedro, avec ces 320 000 hectares, cette immense dépression saline constitue le plus grand salar du Chili. La croûte de sel pétrifiée et balayée par les vents  prend des teintes ocre, rose et beige. On a pu visité la laguna Chaxa, réserve national où nidifient des centaines de flamants roses (flamants chiliens et andins). Après la visite du Salar, on a eu droit à un super petit-dej (avec même du pâté, c'est pour dire !).

Ensuite, on est parti pour le petit village pommé de Socaire, tout en pierre et dont la culture en terrasses et le réseau d'irrigation date de la période inca. On est tombé sur des fermiers qui venaient de tuer un cochon pour la fête du 21 mai (cf plus bas) et qui ont posé pour nous...

Ensuite, on est parti pour les lagunes Miscanti et Miniques à une cinquantaine de kilomètres plus au sud et à 4650 m d'altitude (on est presque aussi haut que le Mont Blanc !). Bon en fait, il y a à peu prés un million d'années, il n'y avait qu'un seul lac mais l'éruption du volcan Miscanti (dont les 5622 m surplombent le tout) l'a coupé en 2 lagunes. Ca se voit pas trop sur les photos mais le bleu-emeraude des lagunes est magnifique (dû à une algue microscopique qu'on ne trouve qu'ici). On a marché une bonne heure dans la steppe (et à cette altitude, c'est super dur de faire le moindre effort), ensuite on a mangé et le guide nous a fait chercher des pointes de flèches indiennes qui auraient plusieurs centaines d'années (et devinez qui en a trouvé ?).

Après tout ça, on est remonté vers le nord et le village de Tocoano, où se trouve la Quebrada de Jere où une rivière d'eau douce dévalant la cordillère a permis la naissance d'un incroyable verger niché au fond d'un petit canyon : grenadiers, pruniers, vignes, figuiers, poiriers, cognassiers...et dégustation bien sûr.
Le guide nous a également montré des mosaïques incas (il y en a pas trop dans le coin car les incas ne sont restés ici qu'une cinquantaine d'année avant l'arrivée des espagnols).
Ensuite, petite visite du village et de sa magnifique église du XVIIIe siècle, on a également pu approcher des apalaga domestiqué (enfin pas trop domestiqué pak il y en a un qui a craché sur une française qui nous accompagnait).





























Puis retour à San Pedro sous un ravissant coucher de soleil sur le désert, arrivés dans la ville on a pu constaté que plus aucune lumière ne marchait, la ville est alimentée par el gaz naturel argentin et de temps en temps, l'Argentine coupe les vannes qq heures pour montrer au Chili qu'il dépende d'eux (que c'est bien de s'entendre avec ses voisins !).

Soir : on a testé qq pisco sour dans les qq bars-café de San Pedro avec Gaëlle.



Samedi 20 : début des célébrations du 21
mai et retour
Pour
une fois, j'ai pu dormir jusque 9h et après on est parti sur la place du village où se déroulaient les célébrations du 21 mai qui constitue la deuxième fête la plus importante du Chili (après la fête nationale du 18 septembre, jour de l'indépendance) et qui célèbre la bataille navale d'Iquique de 1879, défaite du Chili face au Pérou et à la Bolivie.

Et oui c'est bataille fût perdu par le Chili et pourtant le pays la célèbre en grande pompe, pourquoi donc ?
Retour 127 ans en arrière, les rivalités pour le contrôle des impressionnants gisements en nitrate du désert d'Atacama a entraîné le Chili a déclaré la guerre au Pérou et à la Bolivie en 1879, guerre connue sous le nom de guerre du Pacifique. Le 21 mai, le bateau chilien en bois « La Esmeralda » avec à sa tête le commandant Arturo Pratt se sacrifia en abordant 2 cuirassés le « Hascuar » et l' « Independancia ». Le Pérou gagna donc facilement cette bataille mais y perdit son meilleur navire car l' « Independancia » coula suite à l'abordage. Le sacrifice de « La Esmeralda » et de son équipage ne fût donc pas inutile et  permit non seulement d'infliger des pertes à l'ennemi mais aussi de relancer le sentiment patriotique parmi le peuple et l'armée chilienne. 5 ans plus tard, le Chili gagna la guerre après la capitulation de la Bolivie en 1880 et le mis à sac de Lima en 1881. Le Pérou perdit alors ce qui constitue aujourd'hui la première région (celle d'Iquique, à l'extrême nord du Chili) et la Bolivie perdit avec la région d'Atacama (2éme région aujourd'hui) son unique accès à l'océan, ce qui explique les tensions permanentes dans les relations entre la Bolivie et le Chili.
Depuis ce temps, le 21 mai, le Chili rend hommage aux soldats qui donnèrent leur vie en se jetant dans une bataille perdue d'avance, pour la victoire de leur patrie. Dans tous les villages et villes du pays, les écoliers des plus petites classes jusqu'au lycée défilent en uniforme dans les rues sur des rythmes militaires (on ne plaisante pas avec l'histoire ici !), et particulièrement ici dans l'Atacama qui appartenait en grande partie à la Bolivie il y a un peu plus d'un siècle.












































L'aprèm on est rentré à Calama avant de reprendre un avion pour Santiago, puis 2 bus plus loin nous revoilà enfin à la maison !

Par Vince - Publié dans : marchili
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